Ipso Facto | Alba Ferreira Dominguez
Ipso Facto - Bureau d’étude et de recherche en océanographie et en archéologie subaquatique et sous-marine. 10, rue Guy Fabre 13001 Marseille E-mail : contact@ipsofacto.coop Tél. +33 (0)4 88 64 48 79
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Alba Ferreira Dominguez

> Salariée d’Ipso Facto
> Archéologue
> Spécialiste en dendro-archéologie : xylologie, dendromorphologie et dendrochronologie
> Plongeuse professionnelle Classe I B

Alba Ferreira Domínguez est titulaire d’un Doctorat en Archéologie (Université Aix-Marseille, France), spécialiste en dendro-archéologie et plongeuse professionnelle Classe I B.

Après avoir obtenu sa licence en Histoire et Archéologie dans sa ville de naissance, à l’Université de Saint-Jacques de Compostelle (Espagne), elle décide de réaliser un double Master à l’Université d’Aix-Marseille (France) pour se spécialiser en archéologie subaquatique : « Master Opérationnel, Terrestre et Maritime » et « Master Of Maritime and Coastal Archéologie – MoMArch (Amid*ex) ». C’est lors de cette formation qu’elle a l’opportunité de se spécialiser dans l’utilisation faite du bois comme matériel de construction d’embarcations antiques. De par ses caractéristiques, le bois permet de faire revivre les chaînes opératoires antiques depuis la sélection des essences, en passant par le façonnage des pièces jusqu’à sa mise en place au sein des navires. D’autre part, le milieu biogéographique de croissance des bois sélectionnés permet de circonscrire des aires potentielles de construction ou d’approvisionnement. Elle suit alors la formation de Giulia Boetto (CCJ/CNRS) dans les études d’archéologie navale et de Frédéric Guibal (IMBE/CNRS) aux techniques d’analyse dendrologique et dendrochronologique, tant sur le terrain qu’en laboratoire.
L’intérêt qu’elle porte à ces analyses lui permette par la suite de s’inscrire à une thèse de doctorat dont le sujet est : « Les épaves de l’espace adriatique oriental de la protohistoire à l’antiquité tardive : contribution à l’étude des traditions locales de construction navale ». Ce travail de recherche est réalisé au Centre Camille Jullian d’Aix-en-Provence (Université Aix-Marseille) en partenariat avec l’Ecole Française de Rome, sous la direction conjointe de Jean-Christophe Sourisseau et Giulia Boetto et sous la supervision de Frédéric Guibal. Ce travail de thèse est centré sur l’étude du bois de neuf épaves récemment découvertes en Croatie et datées entre la fin de l’âge du Bronze et l’Antiquité tardive. Il met en œuvre un large panel de méthodes d’analyse de laboratoire alliant la xylologie (identification des essences), la dendromorphologie (détermination des types de débitages et de la morphologie et caractéristiques des arbres), la dendrochronologie (datation des cernes de croissance) et la datation radiocarbone.
A travers son parcours, elle a participé à de nombreux projets tant sur le terrain qu’en laboratoire, notamment sur l’aire méditerranéenne : en France, elle a réalisé l’analyse xylologique de sept épaves d’époque impériale découvertes dans le port antique de Toulon, de l’épave Fort-Royale 1 (IIe s. av. J.-C.), l’épave Laurons 11 (fin XVIe s.- début XVIIe s. apr. J.-C) et l’épave Sanguinaires C (XVI s. apr. J.-C) ; en Espagne des analyses sur les épaves romaines Bou Ferrer (Ier siècle apr. J.-C.) et Cap del Vol (Ier siècle av. J.-C.-Ier siècle apr. J.-C.) ; en Croatie elle a participé aux fouilles et aux analyses de l’épave de l’âge du Bronze final de Zambratija en Istrie (fin XIIe – début Xe siècle av. J.-C.) et des épaves d’époque romaine de Caska (Caska 1, 2, 3 et 4) dans île de Pag, du port antique de Pula (Pula 1 et 2), l’épave Poreč 1 et Debeliak en Istrie, Ilovik-Paržine dans le golfe du Kvarner et Kamensko 1 dans la rivière Kupa ; en Italie elle a effectué l’étude dendromorphologique préliminaire de l’épave Isola Sacra 1 (IIe-IIIe siècle apr. J.-C.) ; à Malta elle a réalisé l’étude des bois de l’épave phénicien de Xlendi.
Elle encadre ainsi depuis 2015 des cours théoriques et pratiques sur les études du bois archéologique dans le cadre du « Master Of Maritime and Coastal Archéologie- MoMArch (Amid*ex). Elle participe depuis l’année 2022 à l’encadrement du Master « MA in Global Maritime Archaeology » de l’Université de Malte.
Ces différentes expériences de terrain et de laboratoire lui permettent aujourd’hui, au sein d’Ipso Facto, de prendre en charge l’ensemble de la chaîne opératoire des analyses xylologiques, dendromorphologiques et dendrochronologiques, dès l’étude et l’échantillonnage sous l’eau (jusqu’à 30m de profondeur), le conditionnement et l’inventaire des prélèvements, jusqu’à l’analyse en laboratoire et l’interprétation et présentation des résultats dans un rapport détaillé. Elle exerce son travail de laboratoire à l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Écologie marine et continentale (UMR 6372) dans le cadre d’une convention de partenariat établie entre Ipso Facto et Aix-Marseille-Université.